Mon Entreprise...



Le statut d’auto-entrepreneur, une opportunité pour qui ?

 

 

 


 

En quatre mois, la France compte déjà plus de 150 000 auto-entrepreneurs !

 

L’Etat se félicite de ce nombre important de gens qui se lancent dans l'entrepreneuriat. Il y voit un moyen de lutte contre le travail au noir et un encouragement à la formation professionnelle.


 

Ce qui n’était certainement pas prévu c’est qu’un grand nombre d’auto-entrepreneurs ne sont pas des chômeurs créateurs mais bien des salariés qui voient là un moyen d’améliorer leurs revenus.


 

Les dispositions très attractives prises en leur faveur sont pénalisantes pour l’artisanat et les TPE qui voient arriver sur le marché une concurrence supplémentaire à celle des pays qui produisent à bas-coût.


 

S’il est vrai que le statut d’auto-entrepreneur a son chiffre d’affaires limité à 32 000 euros pour les activités de service et 80 000 euros pour la vente de marchandises, il n’empêche que ces 32 000 ou 80 000 euros risquent bien de faire défaut aux TPE et aux artisans  !


 

Rappelons que l’auto-entrepreneur bénéficie d’un régime simplifié et libératoire de prélèvement social et fiscal, et d'une franchise de TVA.

TPE et artisans attendent avec impatience de se voir accorder les mêmes facilités qu’aux auto-entrepreneurs au lieu d’être assujettis aux mêmes formalités sociales et fiscales que les grandes entreprises.

 

 

 

 

 


 

 

 

Jeu 11 jun 2009 2 commentaires
Je ne crois pas que cela risque de faire quoi que ce soit aux entrepreneurs "classiques" Déjà, un AE est limité dans son chiffres d'affaires. Ca veut quand même dire que de son CA il lui faudra déduire ses charges, quelles soit sociales, assurances, marchandises ou autres. Le bénéfice, le "salaire" de l'AE n'est pas vraiment enviable. Pour la TVA, c'est vrai que l'AE n'en facture pas. Mais il n'en récupère pas plus non plus. Donc quelques avantages et beaucoup d'inconvénients qui font que le statut d'AE ne peut valablement être qu'un tremplin. Et encore, pas pour tous les métiers.
Laurent - le 24/07/2009 à 15h57
Dans la période difficile que nous traversons, tout ce qui nous échappe est préjudiciable. Même si cela semble peu... Le problème de la TVA est moindre puisque les frais généraux de l'AE sont pratiquement nuls, ce qui n'est pas le cas de petites entreprises comme nous.
Michèle et Michel
Concurrence pour les TPE dites-vous ? Peut être... mais aussi un moyen simple pour les entreprises peu scrupuleuses de ne pas embaucher, mais plutôt de proposer à des  auto entrepreneurs "pseudos salariés" un contrat de sous traitance. Après le CDD et l'intérim, le CNE... la nouvelle forme de précarité est arrivée, car n'oublions pas qu'avec un CA de 32k€, on n'arrive tout juste à se payer au SMIC. Et combien oublierons de penser à leur protection sociale (maladie, prévoyance, retraite...) ou encore à leur assurance professionnelle. Bienvenue dans le monde du capitalisme débridé !
Katell - le 05/09/2009 à 13h28
 
Pour les auto entrepreneurs que je connais, ils n'ont pas besoin de protection sociale supplémentaire puisque c'est un travail en plus de leur travail habituel.

Michèle et Michel