Présentation

Profil

Situations...

Images Aléatoires

Publicité

Recherche Web

Google


Google Groupes Bêta
Abonnement au groupe Marquage industriel
E-mail :
Visiter ce groupe

 



Humeur du jour

 


W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Vous êtes bienvenus



Bonjour à tous,

Je vous remercie de venir me lire. Je prends un peu de temps pour dire comment est née "ma Société" et  parler de son évolution. Un artisan se sent parfois bien seul et je vous prie d'excuser mes coups de gueules contre les administrations ou certains clients peu scrupuleux...  

  Chef d'entreprise, le marquage industriel


 

Je souhaite aussi aider ceux qui se sentent en perte de courage car j'ai connu de très mauvais moments. Privé d'emploi à 53 ans, j'ai repris en 2003 un atelier de marquage industriel. Puisque je l'ai fait, vous pouvez très certainement le faire... Il faut surtout beaucoup, beaucoup de volonté et ne pas se laisser décourager...

 

 

 MON SITE PROFESSIONNEL :            

 

                                                                         
                                                                                                                              
Michel Brisoux




Nous contacter

Samedi 15 avril 2006


Le résultat de l’exercice 2004 n'est pas une surprise : il est négatif.

Il ne sera pas question de salaire pour moi cette année. Je suis gérant non salarié, mon " salaire " est fonction des bénéfices. Pas de bénéfices : pas de salaire. Bien sûr, je pourrai en prendre un quand même mais cela mettrait SUMMIB en difficulté.
Ce qui m’inquiète le plus c’est que nous avons dilapidé tout le bénéfice de l’année passée ! Je dois envisager de licencier. Me séparer d’un des employés entraînerait la suppression d’une activité. Je peux licencier mon épouse. Son salaire est notre seul revenu , si elle part travailler ailleurs je ne peut pas assurer l’administratif. Autant arrêter tout de suite.

Il faut trouver des clients et vite ! Une campagne intensive de Fax et de courriels publicitaires ne nous apporte que des curieux qui demandent des devis " pour voir ".

Le travail de référencement de notre site nous amène quelques clients ponctuels, ce sont de petites affaires, mais elles nous permettent de garder une certaine motivation. Même si ce n’est pas très lucratif, il y a de l’activité, contrairement à l’an passé où une journée pouvait passer sans un appel téléphonique, sans un fax et sans un e-mail.

Au niveau trésorerie, il faut jongler. Les acomptes sur impôts, taxes et cotisations sociales sont encore indexées sur 2003. Les sommes à payer sont exorbitantes… Il est pratiquement impossible de négocier, les organismes répondent que ce n’est pas grave puisque nous allons être remboursés… Oui, nous seront remboursés, dans six mois mais en attendant où trouver l’argent ? Quand nous obtenons un échelonnement des paiements, il faut payer des indemnités de retard.


Payer les taxes et les cotisations
 

Je travaille, avec mon épouse 14 à 16 heures par jour, 7 jours sur sept, pour trouver des clients, de nouvelles techniques ou de nouveaux procédés.
Il est bien difficile de garder le moral et de rester calme. Malgré mes efforts, le travail manque.
Je prends tout ce qui se présente. Les employés me reprochent d’accepter des délais trop courts, des travaux délicats et peu valorisants…
Je souhaitait que règne une bonne ambiance dans mon entreprise, mais hélas, si tout le monde est prêt à partager la réussite, personne n’accepte de partager les échecs.
Un travail sans relâche, de grandes privations aboutissent à une année meilleure. Nous avons rempli notre objectif, les comptes exacts nous en dirons plus mais il est certain que nous allons sortir un bilan positif.
C’est la crédibilité de l’entreprise qui est en jeu. L’ironie veut que tout au long de l’année les fournisseurs nous ont fait confiance et que c’est maintenant en avril, alors que les résultats de 2005 sont positifs qu’un fournisseur vient de nous refuser un paiement à terme sous prétexte que notre bilan 2004 n’est pas bon ! Quelle gifle !

Je fais une rêve : et si j’avais un salaire ? même un tout petit ? juste pour me dire merci pour toutes les heures que je consacre à SUMMIB…

 

 

Accueil


 
par Michel BRISOUX publié dans : SUMMIB BILAN ANNUEL
ajouter un commentaire
Dimanche 3 juillet 2005


SUMMIB DEUXIEME ANNEE DE FONCTIONNEMENT


 
Tout euphorique après cette réussite inespérée, épuisé par l’effort fourni pour mener à bien la dernière commande, je me laisse un peu aller…


Je suis épuisé parce que lorsque l’on dit que tout s’est bien passé, que la commande a été une réussite, en réalité il a fallu faire face à une multitude de problèmes : retard de livraison des matières premières, machine en panne, pièces qui cassent et qu’il faut remplacer d’urgence, erreurs d’exécution, etc… J’ai passé de nombreuses soirées et de nombreux week-end à rattraper des pièces qui m’avaient été livrées défectueuses.
Je suis épuisé aussi par le stress engendré par le souci de ne décevoir ni mon client, ni mes employés, ni mon entourage…
Nous perdons encore 2 ou 3 clients… Le résultat ne se fait pas attendre : les chiffres du 1er trimestre sont catastrophiques…
Je pense que ce n’est pas grave, nous avons ouvert des comptes à termes, il n’y a qu’à s’en servir…


La prospection ne ramène aucune véritable affaire, mais demande une grande dépense d’énergie : prototypes, déplacements, propositions commerciales, qui n’aboutissent pas et laissent sur un sentiment d’échec. Les 3 mois suivants ressemblent aux premiers, le travail manque, l’atelier est silencieux, l’ambiance explosive…
 

 

 
 
Les comptes à termes sont rapidement épuisés. N’en comprenant pas la raison je demande une explication comptable :
La première année, nous n’avons payé ni impôts ni taxes, bénéficiaire de l’ACCRE, je n’ai payé aucune charge personnelle.
Il en est autrement cette année ! Les sommes sont phénoménales ! tout est indexé sur le bénéfice !
En septembre, mon expert comptable me met en garde : si le chiffre ne se redresse pas un licenciement ou même deux vont devenir inévitables. Première personne visée : mon épouse… je ne peux imaginer de ne plus avoir d’appui administratif. Quand à licencier une personne à la production, je refuse d’y penser…

 

 
 
 
Je réagis : relance des clients existants, prospection, je suis partout, je décroche des commandes et de nouveaux clients.
Je bouscule l’atelier : l’allure de croisière, c’est fini, il faut accélérer… le travail est là ! Je dois même renforcer mon équipe temporairement par un CDD.
Le chiffre du 3ème trimestre est qualifié de " normal " mais cela ne suffit pas à redresser la situation. Une chose est certaine, nous allons sortir " en pertes "… Mon ego en prend un coup !
Pour minimiser ce résultat négatif, j’envisage de ne pas fermer l’atelier entre Noël et le 1er de l’an comme il est de coutume.
La violente réaction d’un employé me fait abandonner cette idée.
Je me sent très très seul…
Fin d’exercice morose.


 

catastrophe

 
 
 

 

 
Je suis déçu, humilié, je dois réagir, la prochaine année sera meilleure, je vais mettre tout en œuvre pour cela !
 
 

 

 

 

 

 

par Michel BRISOUX publié dans : SUMMIB BILAN ANNUEL
ajouter un commentaire
créer un photo blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus