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Création et évolution de SUMMIB, Atelier de marquage industriel : sérigraphie, gravure numérique ou laser et usinage. Ses activités et ses fabrications (signalétique , étiquettes, plaques, etc). Aides et astuces pour la gestion et pour l'emploi.
Je vous remercie de venir me lire. Je prends un peu de temps pour dire comment est née "ma Société" et parler de son évolution. Un artisan
se sent parfois bien seul et je vous prie d'excuser mes coups de gueules contre les administrations ou certains clients peu scrupuleux...
Je souhaite aussi aider ceux qui se sentent en perte de courage car j'ai connu de très mauvais moments. Privé d'emploi à 53 ans, j'ai repris en
2003 un atelier de marquage industriel. Puisque je l'ai fait, vous pouvez très certainement le faire... Il faut surtout beaucoup, beaucoup de volonté et ne pas se
laisser décourager...
En 2008 nous avons souscrit une assurance (IFC) qui nous ferait disposer d’un capital au moment du paiement
de l’indemnité de départ en retraite des salariés.
L’avantage de ce type d’assurance est que le montant épargné n’est pas imposable et qu’il est
disponible sur simple demande au moment de départ en retraite.
Accessoirement, le capital est placé et rapporte quelques modiques intérêts compte tenu du fait que chaque
dépôt est taxé par l’organisme collecteur à 4.50%.
Nous avions prévu qu’un de nos salariés, âgé de 59 ans, prendrait sa retraite dans 2 ou 3 ans. Cela nous
laissait le temps de constituer un petit capital.
Alors que nous n’avions versé qu’une mensualité, notre employé eut la délicatesse (il n’y était
nullement obligé car la loi ne lui impose qu’un préavis de un mois) de nous annoncer son intention de faire valoir ses droits à la retraite dès mai 2009.
Nous avons donc cessé immédiatement de cotiser pour l’IFC puisque qu’en raison des frais prélevés sur chaque
dépôt ce n’était plus avantageux.
Le faible montant à récupérer (environ 200 Euros) ne pouvait pas nous aider à payer le salaire et les
indemnités de notre employé. Ce n’est donc que le 22 juin que nous avons fait une demande de remboursement.
Le 8 juillet, la compagnie G… nous adresse ce courrier :
Dans l’optique d’obtenir le remboursement des indemnités de fin de carrière versées aux salariés et pour
garantir la protection des assurés, la législation (…) impose aux compagnies d’assurances la vérification de l’identité de leurs contractants. En conséquences nous vous demandons de bien vouloir
nous faire parvenir les documents suivants :
une copie recto-verso de la Carte Nationale d’identité (en cours de validité) du salarié partant à la
retraite.
Dès réception des documents je procèderai au remboursement des indemnités de fin de
carrière…
La législation invoquée n’est pas applicable à notre cas puisque le contractant c’est SUMMIB et que le
salarié n’a rien à voir avec ce placement, il n’en est même pas averti puisque cela ne le concerne pas directement !
Au téléphone, le gestionnaire G. ne veut rien entendre, la situation est simple : ou nous
fournissons une copie de la carte d’identité, ou nous ne sommes pas remboursés…
Il n’est pas question de demander le document à notre ex-employé qui est en vacances et injoignable pour
plusieurs mois.
Le jour même, le 8 juillet, nous adressons un courrier expliquant pourquoi la législation invoquée ne nous
concerne pas (espérant être lus par une personne moins bornée) auquel nous joignons la copie d’une carte d’identité trouvée au dossier du personnel mais qui hélas est
périmée.
Le 4 septembre, nous ne sommes pas remboursés et n'avons reçu aucune réponse. Nous essayons de
joindre la personne censée suivre notre dossier, elle répond que le chèque d’un montant de 232… Euros est à l’acceptation, nous allons le recevoir dans une petite
semaine.
Le 22 septembre nous n’avons reçu ni chèque, ni courrier. Nous téléphonons et apprenons que notre
gestionnaire est malade et qu’elle ne rentrera que dans 10 jours. C’est invraisemblable ! La compagnie G. est une grande compagnie avec suffisamment de personnel pour remplacer un
gestionnaire malade ! Il est clair qu’on nous mène en bateau !
Nous contactons notre intermédiaire d’assurance. Il est bien d’accord que le texte invoqué ne s’applique pas
à L’IFC. Il prend l’affaire en main.
Le fait est que le 8 octobre, nous recevons ENFIN un chèque de 232.85 Euros daté du 1er
octobre, accompagné d’un courrier ne contenant aucune excuse mais nous incitant à nous rapprocher de notre intermédiaire d’assurance afin de cotiser pour les autres employés ! Là,
franchement, la G. ne manque pas d’humour !
Si G. a pris trois mois et demi pour rembourser 232 petits euros, que ne ferait-elle pas si elle
avait à rembourser 10 000 Euros ? En ce qui nous concerne, nous ne le saurons jamais car si futur plan IFC il y a, ce ne sera pas avec la G.!
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