Lundi 2 juin 2008
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14:07
J'appelle cela : le harcèlement du marketing!
Voici le relevé des courriels reçus dans la journée du 30 mai 2008 sur 3 adresses professionnelles et 5 adresses
personnelles.
Total des courriels : 218
Sur les 218,
- 16 sont des demandes ou des réponses de clients (sur les adresses professionnelles).
- 23 sont des informations souhaitées (news letters, factures électroniques et autres informations auxquelles nous sommes abonnés).
Tout le reste, soit 179 courriels sont uniquement des « indésirables ». Un tiers est en anglais ou
en chinois, éliminé directement par outclock ou google.
Sur les 119 restants se trouvent principalement des propositions pour :
- des mutuelles (21),
- des jeux de casino (31),
- des vacances (8),
- du Viagra et autre pharmacie (4),
- des propositions de création de site Internet (3)
- des cartouches d'encre moins chères (5),
- la personnalisation de clefs USB ou autres objets publicitaires (5),
- des rachats de crédits, ou de placements (10),
- l'apprentissage de l'anglais (4),
- l'achat de Rollex, Diesel et autres (3),
- l'abonnement auprès d'un opérateur téléphonique (2),
- des idées cadeau pour la fête des pères (9)...
Ce qui m'horripile le plus c'est le matraquage ! La même pub envoyée sur la même adresse
plusieurs fois par jour et pendant des semaines.
Cette agressivité génère l'agressivité.
La simple évocation du nom d'un nouvel opérateur de télécommunication, d'un site de rencontre ou même d'un acteur pour qui la promotion a envahi
votre espace pendant des semaines vous hérisse le poil.
Pour moins de 1500 Euros, il est possible d'envoyer DEUX MILLIONS SIX CENT MILLE e-mails ! Soit 100 courriels pour
5 CENTIMES ! Alors, pourquoi se priver ! A ce prix, même si seulement 5 clients répondent à l'offre, l'action est (pécuniairement du moins) rentabilisée.
Le prospecté est impuissant face au harcèlement. Répondre est la pire des solutions. Demander à ne plus recevoir de courriels, c'est
informer la société publicitaire que son adresse est valide et qu'il lit les messages envoyés.
S'il est vrai qu'il ne recevra plus de publicité pour le produit spécifique pour lequel il a demandé sa radiation, il recevra, par contre,
toutes les autres offres de la société publicitaire - plus celles des sociétés auxquelles les précieuses coordonnées auront été vendues !
Il n'y a qu'un seul moment où on peut se « défouler » : quand résonne l'appel d'un prospecteur téléphonique. Pour peu
que vous ayez déjà reçu une kyrielle d'e-mails, de fax et de courriers en provenance de l'enseigne pour laquelle il appelle, son compte est bon !
Il peut bien protester que ce n'est pas lui, qu'il ne sait rien de la campagne menée par la marque (il appelle souvent d'Inde ou d'un autre pays
sous-traitant) on est impitoyable.
Pas question d'écouter le texte qu'on veut débiter.
Comme un bon anti-spam, on met son laïus à la poubelle dès que le mot « mutuelle », « site Internet » ou
« opérateur » est détecté par un « ça ne m'intéresse pas » péremptoire.
Montaigne a dit : « La satiété engendre le dégoût »
Je dis... trop de marketing aussi !
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