Mardi 15 novembre 2005
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Quand une toute petite entreprise est prise pour une grande…
Pour obtenir un prêt bancaire et présenter un dossier ACRE, je dois produire un bilan prévisionnel.
Connaissant un comptable, je lui demande de m’établir ce fameux bilan. Je l’ai connu employé, il est maintenant installé à son compte à Paris.
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Il fait mon prévisionnel, répond à quelques questions par téléphone et tout naturellement, je lui propose de se charger de ma comptabilité.
Il se déplace avec un de ses collaborateurs qui sera notre correspondant, et je signe une lettre de mandatement reconnaissant qu’il est bien chargé de ma
comptabilité…
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Quelques jours plus tard le collaborateur vient, fait quelques modifications de comptes et repart avec des copies de documents. Le courant ne passe pas. Il est
arrogant, répond avec condescendance à mon épouse. Il doit donner des réponses concernant l’accord des 35 heures….
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Après 2 mois d’attente, mon épouse appelle. Réponse agacée, il ne sait pas, il faut voir avec notre syndicat…nous n’en avons pas ? bah, il n’y peut
rien…
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En juillet il appelle joyeusement pour proposer un bilan intermédiaire… je refuse, nous n’avons que 6 mois d’activité, il me semble qu’une simple
« situation » doit suffire… Visiblement cela ne l’intéresse pas, il ne donne pas suite.
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Il revient en septembre, regarde rapidement les comptes, promet de faire parvenir une méthode de calcul pour les payes car il y a eu une importante réforme.
Ce simple tableau EXEL nous parviendra trop tard (après les déclarations sociales) nous obligeant à payer une mise à jour Ciel (+ de 200 Euros).
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Mi-novembre nous recevons une note d’honoraires « pour provisions » de 1500 Euros. Je demande des justificatifs.
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Il y a l’établissement du bilan prévisionnel - c’est normal, mais nous sommes facturés pour :
- la première prise de contact (4 heures pour 2 personnes) on m’a dit que cela ne se fait pas puisqu’il n’y a eu aucun service rendu,
- 2 déplacements du collaborateur (2 heures chez nous + trajet aller/retour = 4 heures à chaque visite)
- les rares entretiens téléphoniques (tout ¼ d’heure commencée est facturé en totalité) leurs appels pour nous proposer un rendez-vous sont aussi facturés…
- le temps de classement des dossiers au Cabinet, etc, etc.…
Il n’a encore rien fait de concret ! Combien va t-il me demander quand il commencera le bilan….
Je mets fin à cette « collaboration » en joignant le règlement réclamé. Il ne me donnera aucun signe de vie.
Je suis bien embarrassé, mon épouse surtout… Nous sommes à un mois de la fin de l’exercice fiscal, sans cabinet comptable et notre comptabilité est un
véritable capharnaüm…
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Nous partons à la recherche d’un cabinet de proximité. Après en avoir éliminé 5, 6 qui m’ont répondu par des grognements, ou en disant « on vous
rappellera » après que j’ai dit que c’était pour une entreprise artisanale, j’appelle un cabinet qui se trouve à 3 km, l’accueil est correct, on me propose de me rendre visite le
jour même.
Monsieur G. se présente, pose un tas de questions sur l’entreprise, regarde l’état de la comptabilité et dit qu’il va nous adresser une proposition…
Quelques jours plus tard nous recevons : Une Lettre de Mission.
C’est un document qui comporte le montant des prestations (un forfait en ce qui me concerne) la définition exacte de tâches qui incombent à chacune des parties.
Pour exemple : mon épouse doit passer les écritures comptables, déclarer et payer la TVA,etc… alors que Monsieur G. doit contrôler la TVA annuelle, sortir le bilan, etc… toutes les tâches
sont ainsi définies ainsi que celles non comprises dans le forfait et qui seraient facturées en plus.
Au moins les choses sont claires.
Nous tombons d’accord, Monsieur G. nous avertit qu’il va informer son confrère qu’il reprend notre comptabilité et lui demander si nous sommes bien à jour de
nos paiements.
Chez lui tout est carré et conforme à la déontologie.
Mon conseil : pour éviter les surprises,
exigez une lettre de mission.
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