Le 1er mai est en principe chômé sans perte de salaire et sans conditions particulières.
Ce n'est que dans le cas où une convention ou un accord collectif garantirait le droit à un certain nombre de jours fériés chômés par an que les salariés qui n'auraient pas bénéficié de ce nombre de jours dans l'année pourraient prétendre au paiement d'un ou plusieurs jours de repos supplémentaires.
La simple référence de la convention collective à la disposition légale relative aux jours fériés même si elle prévoit que ces jours seront chômés, ne crée pas, en effet, en soi, un droit particulier à un nombre préfix de jours fériés payés, intangible et automatique.
En l'occurrence, le jeudi de l'Ascension tombant un jour non ouvrable sera bien chômé (sauf exception) sans qu'il y ait lieu d'accorder à ce titre aux salariés un jour de repos compensateur, ni une indemnité compensatrice puisqu'il n'y aura pas de perte de salaire.
Il s'agit exactement de la même situation que celle d'un autre jour férié mobile qui tomberait un dimanche.
En conclusion, sauf disposition dérogatoire plus favorable, la coïncidence du 1er mai et du jeudi de l'Ascension en 2008, ne crée pas de droit, ni à un jour de repos supplémentaire, ni à une indemnité compensatrice spécifique.
Source : Service juridique de la CMA
En résumé :
- salariés ne bénéficiant pas d'un avantage conventionnel : journée chômée sans réduction de salaire,
- salariés bénéficiant d'un avantage conventionnel : journée chômée sans réduction de salaire et jour de congé supplémentaire.








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